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CmonJob

Logistique et transport

Préparateur de commandes

Rassembler les articles d'une commande en entrepôt, les contrôler, les emballer.

Préparateur de commandes au travail
Photo : Alexander Isreb
  • Y entrer

    Aucun diplôme exigé. Le CACES 1 ouvre la moitié des offres.

  • Rémunération

    Au SMIC à l'embauche, un peu au-dessus avec de l'ancienneté

  • Contrat courant

    Intérim très fréquent, puis CDI

  • Tension

    Recrute beaucoup

À quelles heures travaille-t-on ?

Les plages ci-dessous sont celles qu'on retrouve le plus souvent dans les offres. Elles comptent autant que le salaire au moment de dire oui.

0 h12 h24 h

équipe du matin 05 h - 13 h · équipe d'après-midi 13 h - 21 h · équipe de nuit 21 h - 05 h

Préparateur de commandes, en une phrase

Le préparateur de commandes rassemble dans un entrepôt les articles d'une commande, les contrôle, les emballe et les prépare à l'expédition. C'est le métier le plus accessible de la logistique : aucun diplôme n'est exigé, et beaucoup de personnes y font leur première expérience salariée.

Un détail change tout sur le nombre d'offres auxquelles vous pouvez répondre : le CACES 1, qui autorise la conduite du transpalette à conducteur porté. Il se passe en quelques jours et ouvre environ la moitié des postes.

Que fait-on concrètement ?

La journée tourne autour d'un cycle simple, répété des centaines de fois.

On reçoit une liste de produits à collecter, appelée mission. On circule dans les allées pour la rassembler, ce qu'on appelle le picking. On contrôle les quantités et les références. On filme la palette ou on ferme le colis, on l'étiquette, on l'amène en zone d'expédition.

Ce qui varie, c'est l'outil qui donne les ordres :

  • la commande vocale, un casque qui dicte l'emplacement et attend que vous confirmiez à voix haute ;
  • le scan, un terminal qu'on douchette à chaque prise ;
  • le papier, encore présent dans les petites structures.

La cadence est mesurée, presque toujours. C'est la caractéristique du métier qu'il faut avoir en tête avant de postuler.

Comment y entrer sans diplôme ?

C'est l'un des rares métiers où l'on peut commencer sans rien. La voie la plus courante passe par l'intérim : une agence vous place sur une mission courte, l'entrepôt vous forme au poste en une journée, et l'on juge sur la fiabilité.

Trois choses accélèrent nettement l'entrée :

  1. Le CACES 1, financé par beaucoup d'agences d'intérim quand elles ont besoin de monde. Demandez-le, il n'est pas toujours proposé spontanément.
  2. La disponibilité sur les horaires décalés, en particulier l'équipe de nuit, où la demande dépasse l'offre.
  3. La capacité à se rendre sur place, car les entrepôts sont en zone d'activité, souvent mal desservie tôt le matin. C'est le premier motif d'abandon.

Attention aux formations payantes qui promettent un emploi en logistique. Le CACES est la seule pièce qui compte vraiment, il coûte peu, et il est très souvent pris en charge. Ne payez pas pour un parcours long avant d'avoir tenté l'intérim.

Combien gagne un préparateur de commandes ?

Le salaire de base est au SMIC dans la grande majorité des cas, et il faut regarder ailleurs pour comprendre les écarts réels entre deux entrepôts :

  • les primes de productivité, versées quand la cadence est tenue, qui peuvent représenter une part notable de la paie ;
  • les majorations de nuit, qui font la différence la plus visible ;
  • la prime de froid dans les entrepôts frigorifiques, où l'on travaille en surgelé toute la journée ;
  • l'indemnité de fin de mission en intérim, qui gonfle le salaire net mais disparaît à l'embauche définitive.

Un préparateur en CDI gagne parfois moins par mois qu'en intérim, à travail égal. Ce n'est pas une anomalie, c'est la structure du contrat.

À quoi ressemblent vraiment les horaires ?

L'entrepôt tourne en équipes, et l'on est en général affecté à l'une d'elles, parfois en alternance d'une semaine sur l'autre.

L'équipe du matin démarre très tôt, souvent vers cinq heures : il faut se lever autour de quatre heures et se coucher tôt. L'équipe d'après-midi finit vers vingt et une heures, ce qui supprime les soirées. L'équipe de nuit est la mieux payée et la plus difficile à tenir dans la durée.

Les périodes de forte activité, notamment en fin d'année, ajoutent des heures supplémentaires et parfois le samedi.

Qu'est-ce qui est dur, et qu'est-ce qui retient ?

Ce qui est dur : la répétition des gestes, qui use les épaules et le dos ; les kilomètres parcourus chaque jour dans les allées ; la cadence mesurée, qui met une pression constante ; et le froid dans les entrepôts sous température dirigée.

Ce qui retient : on entre vite, on est payé rapidement, et le travail est clair. Beaucoup apprécient de savoir exactement ce qu'on attend d'eux, sans ambiguïté ni politique interne. C'est aussi un métier où la fiabilité se voit tout de suite et se récompense : un préparateur régulier devient cariste en quelques mois s'il le demande.

Comment évoluer ensuite ?

La logistique est un secteur où l'on progresse vite quand on reste :

  • passer cariste avec les CACES 3 et 5, ce qui est l'évolution la plus fréquente et la mieux payée ;
  • devenir chef d'équipe, puis responsable de zone ;
  • se tourner vers la réception, l'inventaire ou la gestion de stock, postes plus calmes et moins physiques ;
  • passer côté transport comme livreur ou agent d'exploitation.

Questions fréquentes

Faut-il vraiment le CACES pour commencer ?

Non, on peut débuter sans. Mais il double à peu près le nombre d'offres accessibles et se passe en quelques jours, souvent aux frais de l'agence d'intérim. C'est le meilleur rapport entre le temps investi et le gain.

Le métier est-il tenable physiquement sur le long terme ?

Cela dépend beaucoup de l'entrepôt et du type de produits. Porter des colis lourds huit heures par jour pendant dix ans laisse des traces, alors qu'un site bien équipé, avec du matériel de manutention et des rotations de poste, se tient bien mieux. Posez la question du poids moyen des articles en entretien.

Pourquoi tant d'offres en intérim ?

Parce que l'activité des entrepôts suit des pics saisonniers très marqués. L'intérim n'est pas une impasse : c'est la porte d'entrée normale, et beaucoup de CDI se signent après quelques mois de mission dans le même établissement.

Peut-on choisir son équipe ?

Rarement au début. L'affectation dépend des besoins, et les nouveaux prennent souvent les créneaux que personne ne veut. En revanche, la demande d'un changement d'équipe est presque toujours entendue après quelques mois de bons états de service.

Quelles offres en ce moment ?

Un aperçu des postes ouverts, pour se faire une idée de ce que demandent réellement les employeurs. Les candidatures se font sur le site d'origine, pas ici.

Source : France Travail, via le Département de la Seine-Saint-Denis (Licence Ouverte v2). Relevé aujourd'hui.