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Logistique et transport

Cariste

Conduire un chariot élévateur, charger, ranger en hauteur, alimenter les lignes.

Cariste au travail
Photo : Tiger Lily
  • Y entrer

    CACES obligatoire, quelques jours de formation, aucun diplôme.

  • Rémunération

    Au-dessus du SMIC dès que la qualification est reconnue

  • Contrat courant

    Intérim puis CDI

  • Tension

    Recrute beaucoup

À quelles heures travaille-t-on ?

Les plages ci-dessous sont celles qu'on retrouve le plus souvent dans les offres. Elles comptent autant que le salaire au moment de dire oui.

0 h12 h24 h

équipe du matin 05 h - 13 h · équipe d'après-midi 13 h - 21 h

Cariste, en une phrase

Le cariste conduit un chariot élévateur pour charger, décharger, ranger en hauteur et alimenter les lignes de production. C'est le métier de la logistique où la qualification se paie le plus vite : quelques jours de formation, un examen, et l'on passe de manutentionnaire à conducteur d'engin.

La pièce maîtresse est le CACES, le certificat d'aptitude à la conduite en sécurité. Il n'est pas un diplôme mais une autorisation, et il se décline en catégories selon l'engin.

Que fait-on concrètement ?

Le cariste est le lien entre le camion et l'entrepôt.

À la réception, il décharge les remorques, contrôle l'état des palettes et les met en zone de contrôle. Au rangement, il monte les palettes dans les racks, parfois à plusieurs mètres de hauteur, en respectant l'emplacement indiqué. À l'approvisionnement, il descend les palettes pour alimenter les zones de préparation ou les lignes de production. À l'expédition, il charge en respectant l'ordre de livraison et la répartition des masses.

Il tient aussi un rôle de contrôle : signaler une palette abîmée, un rack déformé, une allée encombrée. Un cariste qui ne signale rien est un risque pour tout le monde.

Comment obtenir le CACES et lequel choisir ?

Le CACES se prépare en quelques jours, théorie et pratique, et se conclut par deux épreuves. Aucun diplôme préalable n'est nécessaire, mais il faut une aptitude médicale et savoir lire les consignes.

Les catégories qui comptent vraiment en entrepôt :

  • la catégorie 1 : transpalette et gerbeur à conducteur porté. C'est celle du préparateur de commandes, la plus facile et la plus demandée.
  • la catégorie 3 : chariot élévateur frontal, l'image classique du cariste. C'est la plus polyvalente.
  • la catégorie 5 : chariot à mât rétractable, pour le stockage en grande hauteur. C'est la plus recherchée et la mieux payée.

Le conseil qui revient chez tous les caristes expérimentés : viser les catégories 1, 3 et 5 ensemble. Un cariste qui a les trois répond à presque toutes les offres, alors qu'avec la seule catégorie 3 il en écarte la moitié. Le surcoût de formation est faible comparé au gain.

Attention à une confusion fréquente : le CACES est valable quelques années et doit être recyclé. Un CACES périmé équivaut à ne pas en avoir. L'autorisation de conduite, elle, est délivrée par l'employeur, propre à l'entreprise, et ne vous suit pas.

Combien gagne un cariste ?

La rémunération démarre au-dessus du SMIC, contrairement à la préparation de commandes, et c'est précisément ce que paie la qualification. L'écart se creuse ensuite avec :

  • le nombre de CACES détenus, la catégorie 5 étant la mieux valorisée ;
  • les horaires décalés, avec les majorations de nuit ;
  • l'ancienneté sur le site, car un cariste qui connaît le plan d'entrepôt par cœur est beaucoup plus rapide qu'un intérimaire ;
  • le secteur : l'industrie et le froid paient mieux que la distribution.

À quoi ressemblent vraiment les horaires ?

Comme tout l'entrepôt, le cariste travaille en équipes tournantes. Le rythme le plus courant alterne une semaine du matin et une semaine d'après-midi.

L'équipe du matin démarre vers cinq heures, avec la réception des camions de nuit. L'équipe d'après-midi couvre la préparation et l'expédition, et finit vers vingt et une heures.

Certains sites fonctionnent aussi de nuit, notamment dans la distribution alimentaire où tout se joue avant l'ouverture des magasins. Les postes de nuit sont les mieux payés et souvent les plus calmes, avec moins de circulation dans les allées.

Qu'est-ce qui est dur, et qu'est-ce qui retient ?

Ce qui est dur : la vigilance permanente. Un chariot pèse plusieurs tonnes, circule au milieu de piétons, et l'accident de manutention est l'un des plus fréquents en entrepôt. La position assise prolongée avec des torsions du buste fatigue le dos. Enfin, la responsabilité pèse : casser une palette de marchandise coûte cher, et heurter quelqu'un ne se répare pas.

Ce qui retient : c'est un métier reconnu. Un bon cariste est identifié comme tel, s'embauche partout, et n'a pas besoin de justifier sa valeur. Beaucoup apprécient aussi d'être assis plutôt que de porter, après quelques années de manutention.

Comment évoluer ensuite ?

Les voies classiques :

  • chef d'équipe puis responsable d'exploitation, en restant dans l'entrepôt ;
  • gestionnaire de stock ou agent d'inventaire, pour un poste moins physique ;
  • formateur CACES, ce qui demande une expérience solide et un titre de formateur ;
  • conducteur d'engins de chantier, en passant les CACES du BTP, secteur qui paie souvent mieux.

Questions fréquentes

Le CACES est-il un diplôme ?

Non, c'est un certificat d'aptitude à la conduite en sécurité, valable un nombre d'années limité et à renouveler. Il ne figure pas au répertoire des diplômes, mais aucun employeur ne vous confiera un chariot sans lui.

Qui peut financer la formation ?

Les agences d'intérim la financent souvent quand elles manquent de caristes, ce qui est fréquent. Le compte personnel de formation peut également la couvrir. Payer soi-même est le dernier recours, pas le premier réflexe.

Faut-il de l'expérience pour être embauché avec un CACES tout neuf ?

Beaucoup d'offres demandent de l'expérience, mais la tension est telle que les entrepôts prennent des débutants et les accompagnent quelques jours. L'intérim reste la porte d'entrée la plus rapide pour obtenir ces premières semaines.

Peut-on être cariste avec un problème de dos ?

Cela dépend du poste et de l'avis du médecin du travail, qui délivre l'aptitude. Certains chariots imposent des torsions répétées, d'autres beaucoup moins. C'est une question à poser franchement à la visite médicale plutôt qu'à découvrir après six mois.

Quelles offres en ce moment ?

Un aperçu des postes ouverts, pour se faire une idée de ce que demandent réellement les employeurs. Les candidatures se font sur le site d'origine, pas ici.

  • CARISTE (H/F)

    SAMSIC EMPLOI AQUITAINE AGEN · 47 - Estillac

    Intérim - 6 Mois Temps plein

Source : France Travail, via le Département de la Seine-Saint-Denis (Licence Ouverte v2). Relevé aujourd'hui.