Aller au contenu
CmonJob

Logistique et transport

Livreur-coursier

Livrer une tournée de colis ou de repas, en véhicule utilitaire ou à deux-roues.

Livreur-coursier au travail
Photo : Kampus Production
  • Y entrer

    Permis B, souvent trois ans d'ancienneté exigés par l'assurance.

  • Rémunération

    Au SMIC à l'embauche, un peu au-dessus avec de l'ancienneté

  • Contrat courant

    CDI, intérim, ou indépendant

  • Tension

    Recrute régulièrement

À quelles heures travaille-t-on ?

Les plages ci-dessous sont celles qu'on retrouve le plus souvent dans les offres. Elles comptent autant que le salaire au moment de dire oui.

0 h12 h24 h

tournée de colis 06 h - 15 h · service du soir en livraison de repas 18 h - 23 h

Livreur-coursier, en une phrase

Le livreur-coursier assure une tournée : il charge, il roule, il remet les colis ou les repas, et il rend compte. C'est un métier où le permis vaut plus que le diplôme, et où l'on est seul la majeure partie de la journée.

Un point décide de tout avant même la compétence : le statut. Salarié d'une entreprise de transport, salarié d'un commerce, ou indépendant travaillant pour une plateforme, ce ne sont pas trois variantes du même métier mais trois situations très différentes, en revenu comme en protection.

Que fait-on concrètement ?

La journée d'un livreur de colis suit toujours la même ossature. On prend son véhicule, on charge la tournée en respectant l'ordre inverse des arrêts, on part, on enchaîne les points de livraison, on gère les absents et les refus, on rentre avec les retours.

Ce qui occupe réellement le temps n'est pas la conduite mais tout le reste : trouver une place, monter les étages, attendre à un interphone, faire signer, gérer un client mécontent, refaire un colis mal étiqueté.

En livraison de repas, le rythme est différent : des courses courtes, concentrées sur les créneaux de repas, avec une pression sur le délai bien plus forte.

Comment y entrer ?

Aucun diplôme n'est exigé, mais trois conditions reviennent partout :

  1. Le permis B, avec souvent une ancienneté de deux ou trois ans exigée par l'assurance de l'entreprise. C'est le vrai filtre pour les jeunes conducteurs, plus que la compétence.
  2. Un casier compatible, car on manipule la marchandise d'autrui et on entre chez les gens.
  3. La connaissance du secteur, qui s'acquiert en quelques semaines mais fait une énorme différence sur la fatigue.

Pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes, il faut le permis C et la FIMO, une formation obligatoire au transport de marchandises. Cela ouvre le métier de conducteur routier, mieux payé mais avec des découchés.

Méfiez-vous des offres qui proposent de devenir indépendant en louant un véhicule à l'entreprise qui vous donne le travail. Vous supportez alors le coût du véhicule, du carburant et des cotisations, sans la protection du salariat. Faites le calcul du revenu NET par heure travaillée avant de signer, en comptant les heures de chargement.

Combien gagne un livreur-coursier ?

En salariat, la base est proche du SMIC, avec des compléments :

  • les paniers repas, quasi systématiques puisqu'on déjeune sur la route ;
  • les primes de tournée ou de qualité, liées au taux de livraison réussie ;
  • les heures supplémentaires, fréquentes en période de pic.

En indépendant, le chiffre d'affaires paraît plus élevé mais il faut retrancher le véhicule, l'entretien, le carburant, l'assurance professionnelle et les cotisations sociales. Le revenu net est souvent inférieur au salariat pour un temps de travail supérieur, sauf à avoir plusieurs donneurs d'ordre et une bonne gestion.

À quoi ressemblent vraiment les horaires ?

Trois configurations, très différentes.

La tournée de colis commence tôt, vers six heures, avec le tri et le chargement, et se termine quand la tournée est finie, ce qui n'est pas une heure fixe. C'est le point que les débutants sous-estiment le plus.

La livraison de repas se concentre sur deux créneaux, le midi et le soir, avec une longue coupure au milieu de l'après-midi. Cette coupure n'est pas payée et elle mange la journée.

La course urbaine en messagerie suit des horaires de bureau, plus réguliers, mais avec une densité d'arrêts très forte.

Qu'est-ce qui est dur, et qu'est-ce qui retient ?

Ce qui est dur : la pression du délai, qui pousse à mal se garer et à courir dans les escaliers ; le port de charges répété toute la journée ; le stationnement en ville ; et l'isolement, car on ne croise personne de son entreprise pendant huit heures.

Ce qui retient : l'autonomie totale. Une fois la camionnette chargée, personne ne regarde par-dessus l'épaule. Beaucoup de livreurs disent que c'est la raison pour laquelle ils restent, malgré la fatigue. La tournée régulière crée aussi des habitudes avec les clients, ce qui rend le travail moins anonyme qu'on ne croit.

Comment évoluer ensuite ?

  • Passer le permis C et la FIMO pour aller vers le transport de marchandises, mieux rémunéré ;
  • devenir agent d'exploitation ou dispatcheur, en quittant la route pour organiser les tournées ;
  • basculer vers l'entrepôt comme cariste ou réceptionnaire, pour arrêter la conduite ;
  • monter sa propre activité de messagerie avec plusieurs donneurs d'ordre, ce qui suppose des fonds et une vraie gestion.

Questions fréquentes

Faut-il un permis particulier pour livrer en camionnette ?

Non, le permis B suffit jusqu'à 3,5 tonnes, ce qui couvre la grande majorité des véhicules de livraison. En revanche beaucoup d'assureurs imposent une ancienneté de permis, souvent trois ans, que l'employeur applique strictement.

Le statut indépendant est-il vraiment plus rentable ?

Rarement, une fois tous les frais déduits. Il peut le devenir avec plusieurs clients, un véhicule amorti et une activité maîtrisée, mais il ne l'est presque jamais pour quelqu'un qui débute avec un seul donneur d'ordre et un véhicule loué.

Combien de colis livre-t-on par jour ?

Cela varie énormément selon la densité de la zone : une tournée urbaine compte beaucoup plus d'arrêts qu'une tournée rurale, où le temps passe en trajets. Demandez le nombre d'arrêts moyen ET la superficie de la zone en entretien, les deux ensemble.

Le métier est-il tenable dans la durée ?

Le port de charges et les montées d'escaliers pèsent avec les années. Ceux qui durent sont ceux qui apprennent tôt à porter correctement et qui basculent vers l'exploitation ou le poids lourd avant que le corps ne dise stop.

Quelles offres en ce moment ?

Un aperçu des postes ouverts, pour se faire une idée de ce que demandent réellement les employeurs. Les candidatures se font sur le site d'origine, pas ici.

Source : France Travail, via le Département de la Seine-Saint-Denis (Licence Ouverte v2). Relevé aujourd'hui.